DPE à Roquette, Arles : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers
À Roquette, l’analyse de 730 DPE décrit un quartier où les logements construits avant 1948 dominent largement. Les étiquettes C et D sont les plus représentées, mais la proportion de logements F ou G dépasse celle observée à Arles.

Le dossier énergétique de Roquette repose sur 730 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 12 691 DPE à Arles. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements de Roquette : les proportions présentées concernent le corpus disponible. Trois caractéristiques ressortent de cette lecture : un bâti très majoritairement antérieur à 1948, une présence importante d’appartements et une consommation médiane supérieure à celle de la ville. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat locataire, ces données fournissent un contexte utile, sans remplacer l’examen du DPE du logement concerné.
Un bâti dominé par les constructions d’avant 1948
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Roquette) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 4 | 0,5 % |
| B | 61 | 8,4 % |
| C | 262 | 35,9 % |
| D | 245 | 33,6 % |
| E | 114 | 15,6 % |
| F | 37 | 5,1 % |
| G | 7 | 1,0 % |
L’ancienneté du bâti distingue nettement Roquette du profil communal. Les constructions d’avant 1948 représentent 91,9 % des diagnostics du quartier, contre 26,4 % à l’échelle d’Arles. La part des logements antérieurs à 1975 atteint même 99,2 % dans le corpus local. Les maisons individuelles représentent 35,8 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Il faut donc lire les résultats énergétiques dans le contexte d’un parc ancien où l’habitat en appartement est majoritaire. Ces éléments ne renseignent cependant ni les matériaux des murs, ni l’état des toitures, ni les rénovations déjà réalisées. L’année de construction situe le logement dans son histoire, mais elle ne permet pas, à elle seule, d’en déduire l’étiquette énergétique actuelle.
- Ancienneté : les 91,9 % de diagnostics portant sur des constructions d’avant 1948 constituent le trait dominant du corpus de Roquette. Cette proportion est à distinguer de celle de l’ensemble d’Arles.
- Type de logement : avec 35,8 % de maisons individuelles et le reste en appartements, les résultats réunissent des formes d’habitat différentes. Une lecture par logement reste nécessaire pour interpréter une situation particulière.
- Dimensions : la surface médiane atteint 51 m² dans le quartier, contre 66 m² dans la ville. Cet écart doit rester présent à l’esprit lors de la comparaison des indicateurs énergétiques.
Les étiquettes C et D dominent les 730 DPE
La répartition des étiquettes montre d’abord le poids des classes C et D, avec respectivement 262 et 245 diagnostics. La classe E compte 114 logements, tandis que les classes B et A en regroupent respectivement 61 et 4. À l’autre extrémité, 37 logements sont classés F et 7 sont classés G. Ce tableau nuance une lecture qui assimilerait automatiquement ancienneté et mauvaise performance énergétique : malgré la prédominance des constructions anciennes, les classes F et G ne représentent pas la majorité des observations. Il révèle aussi une diversité de situations au sein du quartier. Les données fournies ne croisent pas l’étiquette avec le type de logement, l’année précise de construction ou les travaux réalisés ; elles ne permettent donc pas d’expliquer les résultats individuels.
Une consommation médiane supérieure à celle d’Arles
La comparaison avec Arles fait apparaître plusieurs indicateurs à lire ensemble. La consommation médiane est de 194 kWh/m²/an à Roquette, contre 167 kWh/m²/an pour la ville. En parallèle, le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 970 €, contre 995 € à l’échelle communale. Le montant légèrement inférieur observé dans le quartier ne signifie donc pas que ses logements sont globalement plus performants. La surface médiane y est également plus petite : 51 m² contre 66 m². Ces médianes décrivent des distributions distinctes et ne correspondent pas nécessairement au même logement. Elles doivent être comparées séparément, sans reconstituer un logement type fictif ni attribuer avec certitude l’écart de coût à la seule différence de surface.
- Passoires énergétiques : Roquette compte 44 logements classés F ou G, soit 6,0 % des diagnostics, contre 3,4 % à Arles. Leur proportion est donc plus élevée dans le corpus du quartier.
- Consommation : la médiane de 194 kWh/m²/an dépasse celle de la ville, fixée à 167 kWh/m²/an. Cet indicateur rapporté à la surface ne se confond pas avec un montant annuel de dépenses.
- Coût estimé : les 970 € annuels médians du quartier sont à comparer aux 995 € communaux avec prudence. Ces valeurs ne constituent ni une facture observée ni une estimation personnalisée pour un bien.
Vendre à Roquette : présenter la situation propre au bien
Pour préparer une vente à Roquette, les statistiques du quartier peuvent servir de point de comparaison, mais l’argumentation doit rester centrée sur le logement proposé. Une étiquette C s’inscrit dans la classe la plus représentée du corpus, avec 262 diagnostics ; elle ne prouve pas pour autant que le bien possède les mêmes caractéristiques que les autres logements de cette classe. À l’inverse, un classement F ou G appelle une lecture attentive du diagnostic, sans autoriser à déduire une décote à partir des chiffres disponibles. Aucune donnée de transaction n’est fournie ici. Le vendeur peut ainsi contextualiser l’ancienneté, la surface et la performance de son logement, en distinguant les informations propres au bien des tendances générales observées à Roquette.
Louer à Roquette : distinguer étiquette et budget estimé
Pour une mise en location, le dossier invite à examiner conjointement l’étiquette du bien, sa consommation et son coût énergétique estimé. Le montant médian de 970 € par an décrit le corpus du quartier : il ne peut pas être présenté comme le budget futur d’un locataire donné. De même, les 6,0 % de logements F ou G signalent la présence de situations énergétiques moins favorables, mais ne permettent pas de déterminer le statut locatif d’un logement particulier. Les faits fournis ne contiennent pas les éléments réglementaires nécessaires pour conclure sur ce point. Pour présenter un bien ou comparer plusieurs offres, il convient donc de privilégier les informations de chaque diagnostic plutôt que d’appliquer indistinctement les valeurs médianes de Roquette.
Questions fréquentes
Le bâti ancien de Roquette est-il majoritairement classé F ou G ?
Non. Même si 91,9 % des diagnostics concernent des constructions d’avant 1948, les classes les plus représentées sont C, avec 262 logements, et D, avec 245 logements. Les classes F et G regroupent 44 logements, soit 6,0 % du corpus. Les données ne croisent toutefois pas l’âge et l’étiquette de chaque bien : elles ne permettent pas d’établir un lien individuel entre ancienneté et classement.
Pourquoi le coût médian est-il inférieur à celui d’Arles malgré une consommation plus élevée ?
Les indicateurs ne mesurent pas la même chose : la consommation médiane est rapportée à la surface, tandis que le coût médian est annuel. Roquette présente une consommation de 194 kWh/m²/an et une surface médiane de 51 m², contre 167 kWh/m²/an et 66 m² à Arles. Ces différences invitent à une lecture prudente, mais ne suffisent pas à expliquer précisément les coûts médians de 970 € et 995 €.
Peut-on utiliser ces statistiques pour estimer le DPE d’un logement à vendre ou à louer ?
Non. Les 730 diagnostics donnent des repères sur Roquette, pas une étiquette présumée pour chaque adresse. La majorité d’appartements, l’ancienneté dominante et la consommation médiane de 194 kWh/m²/an ne permettent pas de déterminer la performance d’un bien particulier. Pour une vente ou une location, ces statistiques servent à contextualiser les informations du logement, sans se substituer à son diagnostic ni établir sa valeur.