DPE aux Les Alyscamps à Arles : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers
Aux Alyscamps à Arles, les 895 DPE géolocalisés décrivent un parc principalement composé d’appartements, avec une forte présence du bâti de 1948-1974. La consommation médiane est inférieure à celle de la ville, mais la proportion de logements classés F ou G est plus élevée.

Le dossier énergétique des Alyscamps repose sur 895 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 12 691 DPE analysés à Arles. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction et leur répartition entre classes énergétiques. Elles donnent aussi des repères pour situer un bien proposé à la vente ou à la location. Leur portée doit toutefois rester précise : les résultats concernent les diagnostics disponibles, et non un recensement exhaustif de tous les logements du quartier. De même, une valeur médiane ne décrit pas chaque appartement ou chaque maison. L’intérêt de cette lecture est donc de mettre en évidence un profil local, puis de le confronter aux caractéristiques et au DPE du logement concerné.
Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Les Alyscamps) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 8 | 0,9 % |
| B | 128 | 14,3 % |
| C | 366 | 40,9 % |
| D | 203 | 22,7 % |
| E | 125 | 14,0 % |
| F | 64 | 7,2 % |
| G | 1 | 0,1 % |
La période de construction dominante aux Alyscamps est celle de 1948-1974, qui rassemble 46,1 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en représentent 18,7 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 64,8 %. Le profil observé est donc largement associé à des constructions anciennes, sans être dominé par les logements les plus anciens de la comparaison disponible. À Arles, la part du bâti d’avant 1948 est en effet de 26,4 %, supérieure à celle du quartier. Les maisons individuelles représentent seulement 17,3 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette structure invite à lire les résultats énergétiques d’abord comme ceux d’un échantillon majoritairement collectif. Elle ne permet cependant pas, à elle seule, de connaître les équipements, l’isolation ou les travaux déjà réalisés dans chaque logement.
- 1948-1974 : avec 46,1 % des diagnostics, cette période constitue le principal repère pour caractériser l’âge du bâti étudié aux Alyscamps.
- Avant 1975 : la part de 64,8 % situe le poids des constructions anciennes, mais ne renseigne pas sur leur état actuel ni sur leurs éventuelles rénovations.
- Maisons individuelles : leur part de 17,3 % confirme la prédominance des appartements dans l’échantillon. Un bien doit donc être comparé en tenant compte de son type.
La classe C domine, mais 65 diagnostics sont classés F ou G
La classe C est la plus représentée aux Alyscamps, avec 366 diagnostics. Elle est suivie par la classe D, qui en compte 203. Les autres résultats se répartissent entre 8 étiquettes A, 128 étiquettes B, 125 étiquettes E, 64 étiquettes F et 1 étiquette G. Cette distribution montre que le quartier ne présente pas un profil énergétique uniforme : la présence importante de logements classés C coexiste avec des situations moins favorables. Les passoires énergétiques F et G totalisent ainsi 65 diagnostics, soit 7,3 % de l’échantillon local. Ces effectifs permettent de distinguer le groupe le plus fréquent des logements appelant une vigilance particulière. Ils ne permettent pas, en revanche, d’attribuer une étiquette à un immeuble voisin, à une période de construction entière ou à un logement dont le diagnostic n’est pas connu.
Face à Arles : davantage de F et G, mais une consommation médiane moindre
La comparaison avec Arles fait apparaître deux constats complémentaires. D’une part, les logements classés F ou G représentent 7,3 % des diagnostics des Alyscamps, contre 3,4 % à l’échelle de la ville. D’autre part, la consommation médiane du quartier est de 162 kWh/m²/an, contre 167 kWh/m²/an pour Arles. Il n’y a pas de contradiction entre ces résultats : une médiane situe le centre d’une distribution, tandis que la part des F et G décrit un groupe particulier. Le quartier peut donc présenter une consommation médiane plus basse et compter proportionnellement davantage de passoires énergétiques. Pour répondre à la question de sa position par rapport au niveau communal, il faut conserver ces deux lectures. Les chiffres fournis sont des médianes et des proportions, et non une moyenne unique de performance.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 1 000 € aux Alyscamps, contre 995 € à Arles. Cet indicateur est une estimation et ne constitue pas une facture constatée pour chaque logement.
- Consommation médiane : 162 kWh/m²/an dans le quartier, contre 167 kWh/m²/an dans la ville. Cette comparaison porte sur une consommation rapportée à la surface.
- Surface médiane : 61 m² aux Alyscamps, contre 66 m² à Arles. Les logements étudiés ne présentent donc pas exactement le même profil de surface.
- Bâti d’avant 1948 : 18,7 % dans le quartier, contre 26,4 % à Arles. L’ancienneté du parc ne suffit pas à expliquer seule les écarts énergétiques observés.
Vendre aux Alyscamps : situer le bien sans lui attribuer le profil du quartier
Pour une vente aux Alyscamps, ces données servent surtout à contextualiser le diagnostic du bien. Un logement classé C se situe dans la catégorie la plus fréquente de l’échantillon, qui compte 366 diagnostics portant cette étiquette. Un logement classé F ou G appartient, lui, à un groupe de 65 diagnostics dont la proportion dépasse celle observée à Arles. Cette différence mérite d’être explicitée dans la présentation énergétique du logement, sans en déduire automatiquement une valeur de vente ou une négociation. Les faits disponibles ne mesurent aucun effet du DPE sur les transactions. Une présentation factuelle consiste à distinguer l’étiquette du bien, sa surface et son estimation énergétique des repères du quartier. L’âge de construction peut compléter cette description, mais ne doit pas remplacer les informations propres au logement ni conduire à supposer des travaux non documentés.
Louer aux Alyscamps : distinguer estimation énergétique et situation réelle
Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 000 € constitue un repère de quartier, pas un montant à attribuer au futur occupant. Il doit être distingué de l’estimation figurant dans le diagnostic du logement et des dépenses réellement supportées, que les données fournies ne décrivent pas. La surface médiane de 61 m² rappelle également que les comparaisons doivent tenir compte du bien concerné. La présence de 65 diagnostics F ou G appelle une attention particulière à l’étiquette individuelle, mais cet ensemble statistique ne suffit pas à établir la situation locative d’un logement précis. Les seuls faits fournis ne permettent pas de conclure sur ses conditions réglementaires de location. Pour présenter le bien de façon rigoureuse, il convient donc de séparer les caractéristiques vérifiées du logement, les estimations du DPE et les tendances locales.
Questions fréquentes
Les logements des Alyscamps sont-ils moins performants que ceux d’Arles ?
La réponse dépend de l’indicateur retenu. La part de F et G est plus élevée aux Alyscamps : 7,3 %, contre 3,4 % à Arles. En revanche, la consommation médiane y est plus basse, à 162 kWh/m²/an contre 167 kWh/m²/an. Il serait donc réducteur de qualifier uniformément le quartier de moins performant sur la base de ces seuls résultats.
Quel type de bâti domine dans les DPE des Alyscamps ?
Les appartements dominent l’échantillon, les maisons individuelles n’en représentant que 17,3 %. La période de construction la plus représentée est 1948-1974, avec 46,1 % des diagnostics. Au total, 64,8 % concernent des logements construits avant 1975. Ces données décrivent l’âge et le type du bâti, sans préciser son niveau de rénovation.
Peut-on utiliser les 1 000 € médians pour présenter le budget énergétique d’un bien ?
Les 1 000 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon des Alyscamps. Ce chiffre peut être présenté comme un repère local, mais pas comme le budget propre à un logement. Pour une vente ou une location, il faut le distinguer de l’estimation individuelle du DPE et d’une facture réelle.